En vue d’interdire totalement les ventes à l’international sous forme brute d’ici avril 2024, le gouvernement béninois a renforcé les prélèvements fiscaux à l’exportation du soja l’année dernière. Cette interdiction a rendu l’activité d’exportation moins attrayante et a conduit les négociants à tirer à la baisse les tarifs sur le terrain afin de maintenir leurs marges. Cette baisse de prix a entraîné une accumulation de stocks de soja, ce qui a empêché environ 2 000 producteurs affiliés de rembourser leurs crédits contractés auprès des Caisses locales de crédit agricole mutuel (CLCAM).

Le 11 avril, le gouvernement a donc annoncé le rachat de 182 500 tonnes de soja auprès des producteurs à un prix d’acquisition de 270 Fcfa, contre 190 Fcfa fixé au début de la saison en novembre dernier, afin d’aider les acteurs de la filière à surmonter ces difficultés.